Le volcan Tungurahua est un des volcans les plus actifs d’Equateur ! Il a eu une éruption en 2016. C’est un 5000m mais il n’a plus de glacier depuis qu’une éruption l’a explosé.

La première étape est d’aller au refuge. Le gérant de l’hôtel me conseille de faire du stop pour la première partie.

C’est donc ce que je fais et je suis pris assez vite par un truck qui m’épargnera une bonne partie de la première montée.



Il fait beau mais un peu nuageux. Une bonne partie de la montée se fera dans une sorte de forêt où je croiserai un couple équatorien qui me conseille de partir à 3h du matin, une Française qui ne faisait que se plaindre et un dernier couple équatorien fort sympathique, qui me conseille, lui, un guide.



Donc les vues ne sont pas évidentes à voir mais ça monte bien !



Finalement, j’arrive au refuge qui est tenu par deux gars qui construisent une nouvelle toilette. Sinon, il n’y a que moi !



La vue est pas mal ! Mais les nuages ont tendance à cacher mes petits pics. J’en profite pour me faire un petit café avec le café de ma finca et ma cafetière italienne, for sure !



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Le refuge était à 3800m mais je me suis quand même permis d’aller jusqu’à 4000m, en tong, admirer le coucher du soleil ! Il y a aussi les coulées créées par la lave et certains instruments de mesure sismique complètement défoncés.

Allez hop, je redescends jusqu’au refuge, fais ma fristouille avec les deux autres gars du refuge et vais dormir, il ne fait pas chaud !

Départ 3h30, seul au milieu de la nuit avec comme seul éclairage un peu de lune, de lumière de la ville et ma frontale. Jusqu’à 4000m, c’est facile, mais déjà après, ça se corse avec des petits cailloux super glissants qui rendent la montée très verticale difficile.
Je ne crois pas que j’ai trop le mal d’altitude, il y a un petit vent frais, le ciel est clair, j’avance, tout va bien !
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Je continue à monter, cette première partie est dure et les mètres n’avancent pas vite tandis que le jour commence à se lever ! Mais j’arrive à une zone un peu plus facile qui m’amène jusqu’à un gros rocher dont ma carte dit qu’on peut le contourner par la gauche ou par la droite.


Je choisis la gauche et c’est une erreur ! Je me retrouve carrément dans une sorte de sable, où je crée ma propre marque et j’avance, limite à 4 pattes, en utilisant mes mains, avec des cailloux qui dégringolent de tout en haut. J’espère ne pas m’en prendre un, c’est très abrupt, la chute n’est pas une option.
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Je finis finalement par passer cette mauvaise passe (je réaliserai quand il fera clair que le chemin était à droite). Je profite du lever du soleil quelque chose comme 300m avant le sommet mais il est malheureusement difficile de sprinter dans ces conditions !




C’est dur, je commence à être bien exténué, chaque pas compte mais je continue d’avancer.



Enfin les premières fumerolles apparaissent, juste avant d’arriver au cratère. Il reste bien vivant ! La motivation revient mais le sommet n’est pas encore là!






Allez, le sommet n’est pas loin et ça n’a plus de sens d’abandonner maintenant… Un tout petit peu de neige apparaît aussi.

Ça y est, je suis au sommet, les conditions sont parfaites ! Soleil, pas de vent,… Je vois tous mes sommets dont l’Altar que je vois pour la première fois.


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Ça fait quand même déjà un peu plus de 3h que je marche et maintenant il faut redescendre !



Je prends mon temps et j’en profite aussi pour aller voir le cratère. Assez impressionnant quand même de se dire qu’il n’y a pas si longtemps, il crachait de la lave !



J’entame maintenant la descente. Avec la lumière du jour, je vois que le chemin était bien balisé et ne prenait effectivement pas mon trajet. La vue sur toute la vallée n’est pas mal mais la descente n’est pas si facile, ça glisse !





C’est serein que je la fait. Mais en voyant par où je suis passé, je réalise que c’était un tantinet dangereux !

Je comprends aussi que les fumerolles créent, en fait, un nuage au-dessus du volcan, ce qui fait qu’il est souvent dans les nuages pendant la journée .

Sinon j’arrive au refuge, je fais une petite sieste, je mange et je repars avec mon gros sac pour la descente finale.

Elle sera très rude, très longue et j’arriverai épuisé à Baños où je mangerai un chinois avant de prendre un bus de nuit pour Cuenca où j’arriverai à 4h30 du matin.
Là, j’irai dans un hostel où je connaissais des gens et je dormirai quelques heures 🙂


















































































































































































































































































En s’informant un peu partout, toujours avec des gens super sympas et qui nous aident, on va vite se rendre compte que la route n’est pas si évidente puisque l’activité minière a diminué et que l’état de la route est trop mauvais. Mais on part quand même, avec une route alternative passant par Sherima, Rockstone, 58 miles puis Mahdia.
On commencera par marcher un peu (après m’être acheté une nouvelle veste de compet).
Mais on sera vite pris par un truck qui nous emmènera à une intersection un peu plus loin.
Pierre y oubliera sa casquette, chacun son tour. On va directement voir que c’est une route beaucoup moins fréquentée et on va donc marcher. Sur la route, on rencontrera le caporal Fraiser, transportant un prisonnier sur son quad. Il nous dira qu’on peut passer la nuit au poste de police quelques kilomètres plus loin et qu’ils nous trouveront un truck le lendemain. Ce sera confirmé par le chef de la police de la région qui nous dira la même chose un peu après. En passant, on prendra sa carte et il nous dira de l’utiliser au moindre problème.
Sur le chemin, on croisera aussi des jolis villages amérindiens et on spottera quelques traces, dont un jaguar.
A la police, c’est royal, on pourrait même l’appeler hôtel de police. Le policier de garde nous donne une chambre, on prend une douche, on mange et on fait connaissance avec tous les gens de là-bas, qui aiment qu’on leur montre des photos de Belgique, ce qui n’est pas si évident à montrer !
Le lendemain matin, on attend un peu et on va finir par trouver une jeep qui se remplira de personnes au fur et à mesure du voyage.
Elle nous amènera à la jonction Linden-Mahdia où on va être coincés 4h avec un Rasta Man matheux assez marrant, qui nous fera faire des maths dans le sable et qui s’amusera à redémontrer les maths selon ses petites règles !
On va finir par être pris dans la benne par deux jeunes assez sympas, nous passant le rhum par la fenêtre, qui vont nous emmener à 58 miles, une intersection encore à une petite centaine de kilomètres de Mahdia. Ce sont deux jeunes un peu plus riches et c’est intéressant d’avoir leur point de vue sur le pays. On dormira dans nos hamacs dans un benab, une sorte d’abri, avec d’autres camionneurs.
Le lendemain, on sera pris par un chouette gars, un peu polyvalent et artiste, qui nous emmènera presque jusqu’à destination.
Les paysages changent un peu, on arrive dans les montagnes, même si elles sont toujours en mode jungle.
Enfin, un dernier ride en 4×4 à la vitesse de l’éclair nous emmènera jusqu’à Mahdia, d’où on commencera vraiment le trek. Ce sera donc une longue route mais avec des rencontres toujours sympas !