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Présentation du blog

Petit blog pour partager une partie de mon voyage de 8 mois en Amérique du Sud.

Il commence par une petite halte à Gran Canaria pour un trek en autonomie et tout seul (c’est une première) à travers toute l’île. Le but est de trekker dans les terres (éviter la zone ultra touristique de la mer) seul, en faisant du camping sauvage. J’avais envie de tester une randonnée dans la solitude, de voir ce que ça donne.

Après cette petite apostrophe, place à la préparation de la traversée de l’Atlantique et à la traversée elle-même. Elle se passera sur Grey Goose, un Hanse 445 avec un équipage de 6 personnes, dont Pierre, un de mes amis.

Après : Sainte Lucie pour deux semaines, Guyane Anglaise pour 1 mois, traversée du Brésil sur l’amazone vers Leticia, arrivée en Colombie 2 mois, Équateur 3 semaines, Pérou 3 semaines, Bolivie 1 semaine , Chili 1 semaine , Argentine 1 semaine , Bolivie 2 semaines.

Après 3 mois !

Petit coup de frais après un peu plus de 3 mois.

Fin !

Bolivie : Santa Cruz

Après ma petite escale isolée, me voici à Santa Cruz, une ville lambda de Bolivie, qui est une ville de passage des touristes (arrivée ou départ).

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J’y terminerai ma transition à la ville réelle, en profitant des dernières spécificités de Bolivie : petits marchés, places animées, cafés, … Mais pas grand chose d’autre ! J’irai quand même faire un peu de shopping, pour la première fois, pour ramener quelques souvenirs.

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Je partage aussi ma chambre avec une italienne qui termine aussi un long voyage et qui prend le même avion que moi jusque Madrid !

Juste avant notre montée dans l’avion, on se fera quand même tous se mettre le long du mur et ils reniflerons notre sac à l’aide d’un chien pour chercher de la drogue.

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Et voilà, arrivée à Madrid, après un vol très mauvais, où j’ai très peu dormi. Un deuxième petit avion jusque Bruxelles et la boucle est bouclée !

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ET voilà, retour à la vie réelle !

Bolivie : San Jose de Chiquitos

Il est temps de quitter Samaipata pour la dernière étape de mon périple. J’avais rencontré un Français qui m’avait vivement conseillé le petit village de Santiago de Chiquitos, à l’est de Santa Cruz (ma destination finale). C’est dans le circuit des missions jésuites de Bolivie. Je prends donc un transport pour Santa Cruz et de là, un autre pour San Jose de Chiquitos, une étape. Le trajet commence bien, on se fait dépasser par une ambulance avec quelqu’un dedans et… les portes ouvertes !

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Oui, et ce n’est pas une blague, c’est vraiment un circuit de mission jésuite avec zéro touriste mais voyez plutôt sur les photos !

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Je reste à San Jose juste la nuit, dans une auberge de pélerins vieux style, pour presque rien. Le lendemain, je dois encore me démener pour arriver, enfin, à Santiago de Chiquitos, qui n’est pas loin du Brésil, dans une sorte de jungle, assez bizarre.

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Le petit village est vraiment super typique, avec une grande église jésuite. Mais aucun touriste, en plus je suis pas en saison. Je demande donc où je peux loger aux premières personnes que je rencontre et ils me disent que le meilleur hôte est l’ancien directeur de l’école du village, qui a 89 ans.

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Je vais ainsi me retrouver chez ce vieux monsieur, qui habite là seul et qui héberge des gens pour leur compagnie. Il me fera même à manger et je lui ferai des crêpes un autre soir. Sa maison, c’est l’ancien dortoir de l’école, donc il a pas mal de chambres ! Il est connu dans le village et j’aurai par conséquent la compagnie de pas mal de gens lors des petits déjeuners : un guide italien de l’Everest qui m’emmènera visiter le mirador du coin, un ingénieur qui veut installer le gaz dans le village et qui veut m’embaucher, …

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J’étais sur un plateau en hauteur, qui dominait toute la vallée composée uniquement de forêts à perte de vue sur le Brésil. Une sorte de forêt amazonienne mais d’un autre style.

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A mon retour au village, je croise un fermier immigré américain, qui me propose d’aller voir ses vaches, ce que je refuse, même si j’irai quand même lui acheter du yoghourt (le meilleur de Bolivie d’après lui), que j’affonerai d’une traite.

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Le lendemain, j’irai à la recherche de cascades et de trous d’eau, en me perdant un peu sur le chemin ! Il faut préciser que pendant la nuit, il y avait eu beaucoup de vent, les volets de ma chambre s’ouvraient, le plafond me tombait sur la tête, sûrement pas la meilleure nuit !

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Je me suis donc perdu, dans ce paysage sans nom. Finalement, je retomberai sur mes pattes, et j’arriverai enfin aux flaques d’eau où j’irai me baigner ! Dernier jour d’aventure et de découverte, je commence à le réaliser mais je suis content de cette fin toute paisible.

Bolivie : Samaipata

C’est donc parti pour prendre le pire bus que j’ai pris en Amérique du Sud. C’était prévu, cette route avait très mauvaise réputation. En prime, ils arrivent à mettre une moto dans les soutes ! Siège cassé, ambiance bien locale, amortisseurs absents, bosses bien présentes partout,… En gros pas moyen de dormir (mon siège se relevait à chaque bosse), arrêt régulier pour aller aux toilettes nature, parfum de coca bien présent de tout le bus.

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J’arrive finalement à 5h du matin à ma destination, c’est à dire, dans un petit village tout endormi, avec un léger crachin et dans le noir complet. Je suis entrain de refaire mon sac, quand un autre bus arrive et un touriste descend mais sans me voir. Et là, j’assiste à une scène assez marrante, digne de bd. Le gars part d’abord dans une première direction, mais se retrouve confronté à des aboiements de chiens et je le revois donc revenir en courant et prendre la direction opposé. Mais rebelote, il revient penaud en courant, toujours apeuré par d’autres chiens. Je l’emmènerai finalement avec moi, en bravant les chiens bruyants et on ira finir notre nuit dans les hamacs du camping où je resterai.

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C’est un camping fort sympa, super hippie avec tout le monde autour du feu, pas de wifi, plein d’instruments,… A même parfois te demander si tu y as ta place mais c’est super sympa. Dans le coin, pas grand chose à faire mais il y a un parc naturel Amboro, qui est un superbe parce naturel de Bolivie.

Je vais faire une rando dans le parc d’Amboro avec un guide et quelques personnes du camping. Le guide habite dans le parc, dans une maison complètement isolée, en accord complet avec la nature. Il est aussi chaman et a pleins de pierres, d’objets spirituels,… On y ressent là-bas vraiment une énergie de la nature et un apaisement. Il a aussi ses douches vue sur toute la montagne.

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On continuera notre ballade au milieu de cette montagne, remplie d’arbres, en passant par le lianes qui servent à faire la boisson hallucinogène utilisée pour la cérémonie de l’Ayahuasca. Faire ces trucs de chaman prend son sens quand tu vois exactement d’où viennent les breuvages et que tu le fais au milieu de la forêt.

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On reviendra au camping avec le coucher du soleil, avec comme seul regret de ne pas être resté plus longtemps ! Et ça terminera d’une chouette manière ce passage à Samaipata.

Bolivie : Sucre

Sucre sera dans la même veine que Tajira, à ce stade-ci, mon voyage se finit et je prends un peu le temps que je n’avais pas eu ces derniers temps. Chilling dans la ville, … Mais je ne serai pas ébloui par le lieu, comme certains. Certes, c’est une ville propre pour la Bolivie mais rien d’exceptionnel tout de même.

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20180531_070840J’irai faire un petit tour sur les hauteurs de la ville, une zone non touristique mais où des gens faisaient des cérémonies autour de la grande statue qui surplombe la ville.

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20180531_183134Après Sucre, je me remotive pour partir encore un peu à l’aventure et souhaite aller faire une rando d’une nuit dans un cratère voisin. Je pars alors prendre un bus pour cette direction en me faisant d’abord rediriger un peu partout dans la ville pour enfin trouver mon bus, qui part malheureusement car il est rempli.

20180602_125228Mais il y a d’autres locaux dans mon cas et je sympathise avec eux. Ils cherchent dans tous les sens des solutions pour un bus. Je refuse même un stop parce que je ne veux pas mettre les autres dans le pétrin avec une personne de moins pour le transport. Mais je vais perdre tout espoir dans les Boliviens, quand d’un coup, ils me disent qu’ils vont manger un morceau, tous ensemble (ce qui me paraissait louche, vu leur démarche rapide) et ils ne reviendront jamais !

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20180602_155525Un peu dégoûté, je me résigne et change mes plans, je vais prendre un bus de nuit vers Samaipata, un village hippie entre Sucre et Santa Cruz. Les transports et l’organisation, c’est vraiment pas ça en Bolivie !

Bolivie : Tarija

Back to Bolivia ! Directement après avoir franchi la frontière, je retrouve un peu le « mess » de l’Amérique du Sud, un peu atténué au Chili et en Argentine !

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Plein de bruit, des magasins partout, les bus qui ne ressemblent à rien, les gens qui mâchouillent de la coca, … Je prends la direction de Tarija. C’est une petite ville au Sud de la Bolivie, pas très touristique, sans grand chose à faire, mais la vie y est douce et le marché ultra moderne !

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Je passerai mon temps là-bas à déambuler dans les rues, à lire dans les parcs, et les gens de mon auberge sont sympas.20180528_141618

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Pour la petite histoire, j’irai même prendre un expresso dans un café, après avoir vu qu’ils avaient une machine. Mais j’aurai la surprise de devoir attendre une demi-heure, vu que personne sait trop comment la machine fonctionne, tout ça pour, au final, recevoir un pipi de chat.

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20180530_140718Et bien entendu, je continue mes petites cures de fruits. Donc au final, beaucoup de détente et de vie à la vitesse locale.

Argentine : Salta et le Nord

Il était donc temps de partir vers le nord de l’Argentine quand Stéphanie continuera vers le nord du Chili. On fait les adieux, à un chien qui nous avait suivis un jour et qui m’a retrouvé je ne sais pas comment.

Le trajet vers l’Argentine fut vachement beau ! Avec montagnes colorées, lac, désert de sel, toute une panoplie de paysages !

J’arrive à Salta, la capitale du nord de l’Argentine. Ville avec de l’ambiance et qui fait la sieste, donc vit tard aussi. La première journée, je me promène juste dans les rues, vais manger au marché, chill dans un parc,… Je monterai aussi en haut d’un mirador qui donne sur toute la ville.

Le lendemain, je me ferai un musée sur des momies qu’ils ont retrouvées dans des glaciers. Je partirai ensuite vers Tilcara, premier village nord argentin.

Là bas, je ferai une petite promenade dans la montagne et vers une petite cascade.

Allez, il y a un condor dans le coin !

Pas grand monde, très posé, les gens sont sympas, il fait froid la nuit,… Ça résume un peu ce nord argentin.

Le lendemain, rebelotte en remontant un peu plus vers le nord à Uquia. Là, la montagne est franchement plus rouge ! Et presque personne aussi, je me ferai même ma petite fristouille et mon café.

Ça fait quand même pas mal Lucky Luck!

J’arriverai à Humahuaca où je passerai une nuit avant d’aller à Iruya, petit village vraiment perdu ! A la sortie du bus, je me fait happer par une Mamita qui me proposera un hébergement pour rien que j’accepterai.

Toujours les même styles de paysage, mais ici on se retrouve dans la campagne argentine, bien typique. Je ferai une promenade classique mais en rajoutant une petite boucle qui montait un peu, ce qui faisait toute la vue et au final tout l’intérêt de la promenade.

Au sommet, je me retrouve dans un cimetière d’animaux et essaye d’en recomposer un, pas sûr que je sois très bon en anatomie !

Toujours les condors qui viennent dire coucou !

Je redescendrai alors la montagne à mon aise sous le soleil couchant.

Je me prendrai aussi un petit wok de lama comme repas, pas mal du tout !

Et le lendemain, bus jusqu’en Bolivie ! Destination finale !

Chili : San Pedro de Atacama

De Uyuni, le Chili n’est pas très loin, donc départ en bus vers San Pedro de Atacama, au milieu du désert. C’est une piste, pas une route, donc ça prendra un certain temps quand même. La frontière est bien visible de loin par la chaîne de montagnes /volcans qui la forme.

Je me ferai gentiment raquetter par le douanier de Bolivie (tous les gringos devaient payer une taxe imaginaire) et un pauvre Chilien qui essayera de nous défendre a failli ne jamais passer cette frontière à cause de ça !

Du côté chilien, beaucoup plus pro et civilisé, ils nous fouillent,… C’est l’introduction au Chili qui est clairement beaucoup plus développé.

San Pedro de Atacama, c’est un ancien village minier qui est devenu une ville touristique. Au milieu du pur désert. Le Chili change directement niveau prix et développement, c’est clairement plus l’Europe.

Beaucoup de tours organisés mais on choisira le vélo comme moyen de locomotion !

Ce sera donc vallée désertique au programme avec coucher de soleil. Les tours ont droit à l’apéro au coucher de soleil mais au final ils ne font que manger et ne voient même pas que le soleil s’est couché !

Et dès que le soleil s’est couché, place aux étoiles ! On rentrera donc les derniers, dans le noir, avec tous les chiens du village qui nous suivent pour rentrer.

Le lendemain, on repart à l’aide de nos bicyclettes dans une autre vallée, de la lune cette fois-ci. Et armé de ma tente pour passer une nuit sous les étoiles.

On avait la malice de ne pas y aller dans les heures les plus chaudes, histoire d’éviter de crever de chaud sur place.

Cette vallée de la lune s’est avérée un peu décevante, elle n’apportait rien de mieux que celle d’avant, à part des limitations et des touristes (c’était accessible en voiture). Mais c’était quand même sympa et la petite lune bien jolie.

Il faudra après se trouver un endroit pour mettre la tente, dans le noir, pas si évident mais on finira par trouver un arbre au milieu du désert qui fera l’affaire ! Soirée observation des étoiles… Toujours impressionnant !

Le lendemain, on se réveille, en effet, au milieu du désert, avec même une petite brume au loin ! Faudra dire que pendant la soirée, on était paranos dès qu’une voiture passait, croyant que c’étaient les rangers qui allaient nous déloger.

On partira, toujours à vélo, en direction de la dernière vallée du coin.

Dans celle-ci, on sera tout seuls et elle s’avérera assez impressionnante ! On terminera la journée avec un petit musée sur les météorites.

Dernière journée avant que je parte vers le nord argentin, on décide de faire du stop pour aller à des lagunes assez loin. Une des premières voitures qui passent va nous prendre : ce sont des touristes chiliens et on les convainc d’aller où on veut ! En plus, ils s’avèrent être super sympas !

On s’arrêtera donc à deux jolies lagunes surplombées par des volcans. On ira ensuite vers des lagunes de toutes les couleurs.

Super dernière journée, c’était beau, les gars supers sympas et le soir, le gars de notre hostel nous fera une petite observation des étoiles au télescope !

Ah oui j’allais oublier ! On rentre au village, on prend une espèce de jus local assez bon,… Et on décide d’aller déposer à l’hôtel des gars qui nous ont pris en stop une peluche de lama et un bon pour deux glaces. Mais en sortant du glacier, l’appareil photo de Stéphanie a disparu (un vrai, cher). Là, elle commence à flipper, on essaye de retracer où elle aurait pu l’avoir oublié, on fait le marché, on fait les échoppes, rien et peu d’espoir.

Finalement, elle réfléchira plus, et elle ira voir une autre échoppe, qui, honnêtement, avait gardé gentiment le graal. Et moi je gagnerai un bic lama qu’elle achètera pour remercier la petite dame (je le casserai 5 min plus tard !).

Bolivie : Salar de Uyuni

On arrive à Uyuni, la ville d’entrée du salar très tôt le matin. On se fait harceler par tous les tours opérateur à la sortie du bus et on finit par en choisir un. Faut savoir qu’il fait froid là bas (la vitre était gelée) et on se réfugie avec les autres touristes dans un bar au chaud prendre le petit déjeuner.

La première attraction de ce tour est un cimetière de train. En mode attrape touriste avec toutes les 4*4 qui s’y arrête mais au final, si tu marches 50m, il n’y a plus de touristes et il y a une certaine atmosphère sympa dans ce cimetière. Il faut savoir qu’on est 7 dans la voiture, qui a semble-t-il déjà pas mal vécue !

Le prochaine étape est un petit village juste avant l’entrée dans le salar. On va y manger… Ambiance un peu abandonnée avec se petits lamas qui nous accueillent un peu avant !

Après c’est le salar ! C’est un désert de sel. Donc c’est grand… Du sel à n’en plus finir ! Au milieu du désert, il y a même un hôtel de sel, tout en sel. On aura aussi la chance de crever au milieu, le mec essaye de changer la roue mais en levant la voiture, le cric va s’enfoncer dans le sel et la voiture va tomber, à rcom ! Finalement on finira par repartir !

On va finir par arriver à un volcan au milieu du salar, juste avant le coucher du soleil. Là il y a de l’eau qui vient d’on ne sait pas trop où et qui fera de nous des heureux pour les photos ! Les lumières sont belles et le désert blanc à l’infini est quand même impressionnants. Par contre, dès que le soleil part, ça caille ! Pour info, il y a aussi un petit crédit pour Stéphanie pour certaines photos !

C’est à la base de ce volcan qu’on va passer la nuit dans une auberge assez rudimentaire. On passera la soirée avec des chiliens vachement sympa et même un belge ! Pas mal de gens étaient aussi là pour prendre des photos pendant la nuit et donc on ira aussi mais rester statique dans ce froid c’est pas évident ! Par contre, ciel superbe, étoiles filantes, voie lactée comme jamais, plus beau qu’au milieu de l’atlantique ! Pour les photos, Stéphanie n’en fera que deux parce que plus de batterie ! Et moi c’est même pas la peine d’essayer avec mon smartphone !

Le lendemain, on va escalader le volcan… Avec au passage, la visite d’une petite grotte qui servait de cimetière pour les riches. Un peu glauque…

Après ça monte ! Avec toujours cette vue infinie sur le salar !

On arrive après une petite montée à la vue sur le volcan. Une montagne colorée plutôt sympa.

La dernière étape sera une île au cactus au milieu du salar. Toujours un attrape touriste, on en fera juste le tour. Par contre, pour le reste de la journée, on doit tirer notre ancienne voiture qui a cassé pendant la nuit !

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Fin de journée avec le coucher du soleil.

Quand on est de retour à Ujuni, on va chercher nos sacs qu’on avait laissé dans le bureau de l’agence. Mais on arrive malheureusement devant une porte close. Là on attend un peu, on cherche un numero de téléphone, rien ! Ça ne devait pas être la meilleure agence du monde… Et là, Stéphanie va me dire, « tu vas découvrir mon dark Colombian side » (on parle un anglais Spanish) et en une minute, elle ouvre la porte avec une carte ! Je savais que ça se faisait mais là… Plutôt impressionné et on a nos sacs surtout !

Bolivie : La Paz et les ruines de Tiwanaku

On arrive donc à La Paz. Grande ville où c’est bien le bordel ! Voitures partout, poubelles éparpillées partout, plein de bruit,… La Bolivie ! Il y a, par contre, un téléphérique qui permet de circuler un peu paisiblement dans la ville.

On fera donc un petit tour agréable dans la ville grâce, entre autres, au fait qu’ils bloquaient le téléphérique parce que le président faisait un discours en-dessous. On a dû donc marcher.

Le cimetière sera impressionnant par son calme au milieu de la tempête de la ville.

Le marché est un vrai marché local mais où on peut trouver absolument tout ! De la portière au siège de bébé, en passant par le lit ! On essayera aussi, sans succès, de nous pic-pocketer

Partout dans La Paz, on a cette vue sur les glaciers, qui donne clairement un bon air à la ville.

On cherchera, par contre, assez longtemps le parc de la ville, qui s’avérera être un vaste échec… Ils ne connaissaient pas les parcs à l’européenne ici !

Le lendemain, on va visiter les ruines de Tiwanaku, près de la Paz.

Il faut, au début, un peu de temps pour s’imaginer tout mais avec un peu d’imagination, ça donne pas mal. Et toujours leur sens du soleil et leur précision sont assez incroyables.

On ratera (exprès) notre bus retour et on trouvera un bus scolaire qui veut bien de nous. Mais on fera plutôt grand effet à tous les écoliers qui nous prendront en photo et nos autographes for sure ! Et au final, tout ça pour rien, parce qu’ils ne veulent plus nous prendre !

On reviendra à La Paz et le lendemain, on se mettra en direction de Uyuni pour le Salar de sel.

Bolivie : Lac Titicaca

PY est parti, je me dis que pour me la couler douce un peu, le lac Titicaca sera une bonne destination. Après une petite enquête, il semble que le côté bolivien soit plus chouette. Je demande donc les infos au gars sympa de mon hostel et il me dit qu’une autre fille de l’hostel veut faire le même trajet.

C’est donc dans ce bus que je rencontrerai Stéphanie, une Colombienne, photographe de Cali, avec qui je voyagerai 2 semaines. Première personne que je vais suivre et qui a la chance que je sorte de mon confort de voyager tout seul.

Après un trajet de bus classique et un petit passage de frontière, nous voici à Copacabana, la ville sur le lac Titicaca pour accéder à l’Isla del Sol. On arrive le matin et on doit attendre 13h pour le bateau. On va donc monter sur le mirador de la ville, histoire de voir un peu ce fameux lac.

On rencontrera un vieux là-haut, Constantin, qui passe apparemment ses journées là-bas.

Nous redescendons gentiment, mangeons un bout puis allons prendre le bateau. Sur le chemin, une petite fête populaire avec musique et danse ! Quand on arrive au bateau, surprise, le bateau est parti il y une heure ! Et oui, on a zappé le changement d’heure entre Pérou et Bolivie ! Pour la petite histoire, au restaurant, j’avais mis de l’ordre dans mon portefeuille et j’avais jeté les tickets ! Pas mon style mais donc ça m’arrangeait qu’on ait raté ce bateau.

Soit, on trouve un autre bateau qui part bientôt et on est partis.

On sera avec tous les écoliers de l’école de l’île. Sinon, le lac ressemble définitivement plus à une mer qu’à un lac.

On galère un peu pour trouver un hostel pas trop cher, parfois l’île a juste l’air morte ! Mais finalement, on finit par en trouver un avec vue sur le lac et le glacier dans le fond, on ne peut pas mieux ! La nuit est bien froide mais le ciel est assez incroyable !

Le lendemain, petite promenade autour de l’île. Il n’y a pas grand chose dessus en soi, quelques ruines, des villages de cultures et de jolies vues.

Après avoir visité un petit mirador, on essaye d’aller dans la partie nord de l’île, dont on a entendu qu’elle est fermée à cause d’un conflit interne, .

En effet, c’est bien fermé par une frontière gardée par des villageois. On décide alors de descendre dans les cultures en plateau, jusqu’à la plage où j’irai nager dans l’eau fraîche du lac !

Deuxième partie de la journée, on ira visiter une ruine plutôt lambda dans le sud de l’île.

On finira la journée par le coucher du soleil sur le lac et le glacier… Pas mal !

Enfin, on reviendra dans le noir, avec ce ciel incroyable. On croisera même une astrologue qui nous fera un petit cours sur les étoiles.

Le lendemain, départ à l’aube, pour éviter la frontière et pour aller voir les ruines du nord. Notre plan marchera à merveille même si on croise un gars qui nous dit qu’on n’a rien à faire là. Au final, le plus impressionnant ne sera pas les ruines mais plutôt les petits villages et les petites criques.

On trouvera même un chemin pour le retour qui ne passe pas par la frontière. Une belle journée qui valait la peine de jouer un peu les illégaux !

On reprendra le bateau puis un bus jusque la Paz. On aura droit à une nouvelle traversée de nuit parce que notre bus sera transporté sur un bateau, pas fort fiable, sur un bras du lac.

Pérou : Machu Pichu

5h du mat, on se réveille, les tickets commencent à 5h30.

On va faire la file, on apprend qu’il faut payer en cash (probablement le truc le plus cher que j’aie payé en Amérique du Sud). On va chercher du cash. Finalement, on a nos tickets !

On n’a pas oublié la crème solaire non plus ! Mais ce qu’on avait oublié, c’est qu’il pouvait faire froid. En gros, dans la montée vers le Machu, il commence à pleuvoir assez fort, un gros orage. Mais en plus, on transpire à l’intérieur, donc on est mouillés à l’extérieur et à l’intérieur. Arrivés au sommet, l’orage s’assoupit mais la pluie continue. Faut dire que cette montée est quand même assez longue !

Il y a déjà beaucoup de monde ! On commence notre visite de l’enfer, toujours de la pluie, un petit vent froid,… On aurait peut-être aussi dû prendre un guide mais comme dans tous les autres sites incas, ils ne savent pas grand chose au final et on attrape les infos des autres guides.

Allez, on va dire que les nuages donnent un côté mystique ! C’est impressionnant, c’est grand, il reste quand même encore beaucoup de ruines. On se balade donc, mais sans traîner trop, sous peine de geler sur place !

Allez ! c’est quand même beau avec les nuages !

On va finir le tour, sans aller sur la montagne surplombant le Machu, ça ne valait pas la peine avec les nuages… On finira par redescendre, manger un bon petit repas et puis refaire notre trajet du train, mais de jour cette fois-ci.

Retour le soir à Cusco et le lendemain, on va se faire la vallée sacrée, avec un tour organisé.

On verra des sites sympas, mais tout prend du temps avec le groupe et, finalement, on ne fera pas grand chose de la journée ! Ça ne nous donne pas envie de faire plus de tours !

Les deux-trois sites qu’on visite valent quand même la peine et les Incas géraient franchement bien le soleil !

Petit coucher de soleil et on trouvera un bar sympa pour notre dernière soirée.

Le lendemain, dernière visite de Cusco, dans le quartier bobo qui surplombe la ville.

On a aussi droit à une cérémonie d’on ne sait pas trop quoi mais où tout le monde défile.

Dernier petit verre sur une jolie terrasse et PY s’en va ! Et pour conclure sur le Machu, je suis content de l’avoir fait avec un trek, ça le met bien en contexte.

Pérou : Cusco et Salkantay

On arrive donc à Cusco. On fait les courses, assez difficilement, pour notre trek et on en profite après pour se balader un peu dans la ville. C’est clairement une jolie ville, enfoncée dans une vallée surmontée par la montagne. Elle est juste super touristique et on se fait un peu trop harceler pour des massages ou des tours.

Le lendemain, après un petit bus, c’est parti pour le trek. La première étape peut se faire en bus, ce qui fait qu’on ne croise pas grand monde, à part un vieux assez louche, qui n’hésitera pas à rester planté devant nous pas mal de temps !

Le matin, ça monte pas mal et il fait chaud ! L’après-midi, par contre, sera assez plate avec vue sur le glacier qu’on veut atteindre. Chaque midi, on a notre petit chocolat côte d’or (merci PY) comme dessert pour nous donner des forces !

Après avoir vu quelques condors et notre premier groupe de personnes, on arrive, sous une petite pluie qui ne va pas durer.

Arrivés à la zone de camping, la journée n’est pas finie ! Nous plantons vite notre tente, laissons nos sacs et partons à l’assaut d’une lagune proche d’un des glacier. Et pour y arriver! Ça ne fait que monter…

Mais ça vaut la peine ! La lagune est à flanc de glacier. On voit même des petites marmottes, je crois !

Normalement, il y a une marmotte sur la photo !

La nuit commence à tomber, le coucher du soleil n’est pas incroyable mais donne de belles lumières. Les golden hours, comme on dit en photographie.

Nous descendons gentiment, faisons notre fristouille et on est prêts à dormir avec vue sur le glacier qu’on a vu de près et sur le Salkantay.

Dans la nuit, on a même droit au reflet des étoiles sur les glaciers ! On ne voit rien sur la photo mais ça donnait bien en vrai !

Le lendemain, grand bleu et réveil avec la vue sur les glaciers ! On s’est mis un peu en dehors des campements de tous les autres groupes et on a l’impression d’être tout seuls.

C’est reparti pour une belle montée vers le glacier du Salkantay. On est partis après tout le monde et donc on ne croise pas trop de groupes avant le col. Au col, c’est un peu la cohue mais heureusement on a la vue libre sur le glacier.

Le Salkantay est un 6000m bien impressionnant quand même ! Mais le spectacle va être de courte durée, les nuages vont arriver et vont faire changer complètement l’ambiance de la montagne. Un peu de pluie sera même de la partie. Mais ce n’est pas bien grave, on a eu le beau temps pour le meilleur.

On finira par dépasser de nombreux groupes pendant leur pause déjeuner dans des campements organisés spécialement. La fin de la journée consistera à suivre une rivière dans la forêt, en descente et assez longtemps. Les gens faisant ce trek appellent cette partie du chemin la jungle ! Faudra leur apprendre…

La fin est quand même bien fatiguante et c’est une autoroute ! Avec tous les gens mais aussi tous les ânes ! On arrive au camping où ce sera un peu plus industriel avec même la petite bière, mais pas belge cette fois-ci !

Le lendemain sera notre dernier jour de trek avant le Machu Pichu ! On va, en effet, doubler l’étape aujourd’hui ! La première partie, qui aurait dû être la première étape, descend dans la vallée, toujours le long d’une rivière. On prend un chemin qui monte et descend mais qui a beaucoup moins de touristes (c’est vraiment une industrie, genre des gens sur tout le chemin sans arrêt, mais c’est pour aller sur un des sites les plus touristiques du monde).

Sur le chemin, il y a même des petits lodges avec tout ce qu’il faut pour faire une pause de luxe (qu’on ne fera évidement pas, on est en trek) ! Après une longue hésitation à faire deux petites journées ou une très grosse, on décide de faire une grosse !

La deuxième partie se fera dans la montagne ! On doit monter tout un versant (800m) dans les cultures de café puis tout redescendre avec en prime… une vue sur le Machu ! Pour moi, c’est la plus belle vue du Machu ! On voit bien qu’il est là, perché au sommet, et il est assez grand pour le voir de loin. On ne le cache pas, on est quand même bien crevés, et ce n’est pas fini !

Je ne sais pas si on voit le Machu Pichu sur les photos mais il est bien là et même avec le coucher du soleil ! Après, plus de photos parce que… Il fait noir ! En gros on a réussi à descendre dans la vallée avec de la lumière mais après c’était à la frontale. Et en gros, il faut faire tout le trajet du fameux train à pied, en suivant les rails. C’est bien 2h de marche, je crois. Épuisés, on marche au radar avec un groupe de Français qu’on snobe et qu’on laisse derrière. Mais vla ti pas que ce groupe de Français va finir par nous dépasser ! Gros coup dans l’ego 🙂 Sur le chemin, au milieu de la nuit, deux pêcheurs vont absurdement nous montrer les énormes truites qu’ils venaient de pêcher.

On trouve un hostel qui fait le job, on rate juste la fermeture du bureau pour les billets du Machu, on mange un bout et on va dormir. Demain debout 5h pour essayer d’être dans les premiers au Machu, sachant qu’on doit avant acheter nos tickets.

Pérou : Paracas

Je vous épargne les détails sur le trajet et le temps passé presque à l’arrêt dans le trafic de Lima mais finalement on arrive à Paracas, station balnéaire sur la côte.

On trouve un petit hébergement sympa où on s’installe comme à la maison et où on fait sécher toutes nos affaires. Le soir, on profitera du coucher du soleil avec une bonne bière belge ramenée par PY. Et sinon comme repas, ce sera un maximum de ceviche, poisson cru avec petits oignons rouges, tout ça dans du jus de citron vert !

Le lendemain, pour notre journée de pause, on va se faire une petite journée de vélo dans le désert d’à côté. On va prendre les vélos à notre hôtel et non chez le loueur du coin qu’on nous avait conseillé.

Notre premier arrêt sera une petite baie avec plein de flamands rose ! C’est aussi une zone de kite mais pas de vent pour le moment !

On passera aussi par un cimetière de coquillages momifiés (j’ai oublié le mot). Mais c’est un vaste attrape touriste, on en verra qu’un minuscule.

On finit par arriver au désert rencontrant la mer ! Et au milieu de l’eau, plein de loups de mer et de poissons.

On aura aussi droit à une petite pause prolongée à un point de vue… PY va en effet regonfler son pneu mais en essayant d’enlever la pompe plutôt louche, il va exploser sa pipette. Heureusement, un guide qui passait par là va appeler, avec insistance, les gens de l’hôtel histoire qu’ils nous amène un nouveau vélo ! C’était assez prévisible 🙂

Sinon on continue notre petit bout de chemin, on trouve la plage idéale pour le kite avec le vent thermique qui s’est levé mais on a pas de kite…

Après une grosse montée, on arrivera à une plage fréquentée par des péruviens où on fera un plouf rapide, l’eau est assez froide !

Retour au bercail pour le coucher du soleil avec une autre spéciale belge !

Le lendemain c’est une journée pure touriste ! On va commencer la journée avec un petit tour en bateau vers des petites îles où on va aller déranger toute une masse d’oiseaux, de lions de mer,… Il y a plein de bateaux et ils sont super proche, bonne représentation du tourisme de masse. Mais c’est quand même sympa, on voit pleins de lions de mer : petits, mâles (impressionnant), femelles,…

Tous les 3-4 ans, ils viennent aussi sur l’île pour retirer la couche de fientes d’oiseaux qui s’est formé, histoire de faire de l’engrais.

Après ce petit tour en bateau, on reste sur notre faim de mer et de touriste de base et on choisit donc de faire un petit tour en pedalo ! Avec notre chronomètre en main, si on dépasse l’heure, la loueuse est prête à nous tomber dessus !

Le soir, comme d’hab, bus de nuit pour Cusco !

Pérou : Lima-Huaraz

Ce trajet en bus de 24h ne fut étonnement pas si rude ! Faut dire que j’avais fait le riche et avais pris un siège cama (« lit » donc siège qui s’incline plus). On a même droit à des petits repas. Comme à la maison :). Et à propos de ça, j’ai vécu une petite anecdote choquante mais beaucoup trop typique et dans les mœurs d’Amérique du Sud.

Après avoir fini nos délicieux en-cas, un gentil monsieur vient ramasser tous nos déchets dans un gros sac poubelle. Jusque-là, tout est normal. Mais quand il a tout ramassé, il fait s’arrêter le bus et dépose le sac le long de la route, en plein milieu de la montagne. Allez, on peut se dire qu’il y aura peut-être un hypothétique camion-poubelle de montagne qui passera (avec beaucoup d’imagination !). Mais le bus redémarre trop tôt pour qu’il dépose le deuxième sac et il le balance alors, pas fermé, avec tous les déchets qui s’éparpillent. Malheureusement, ce n’est pas une exception mais simplement la mentalité qui est comme ça en Amérique du Sud. J’avais vu en Guyane, dans un village amérindien, une femme qui ramassait tous les déchets dans son jardin et… les jetait juste au-dessus de sa clôture ! En plus de ne pas être très sympa pour l’environnement, j’ai l’impression qu’elle pourra recommencer le lendemain le même manège avec les mêmes déchets ! Et j’ai des millions d’histoires comme ça ! Les gens qui jettent leurs déchets dans la rivière « poubelle », les 5 sacs plastique qu’on te donne quand tu achètes 5 articles,…

Finalement j’arrive à Lima (la circulation à Lima est désastreuse). Il faut savoir que Lima abrite 80% de la population du Pérou soit autant de monde que la Belgique.

Je me baladerai dans le quartier touristique de Lima, le long de la plage remplie de surfeurs.

Le lendemain, petit déjeuner en attendant Pierre-Yves, qui est coincé dans les bouchons de Lima : il découvre les joies de l’Amérique du Sud !

Au programme aujourd’hui, petite visite de la ville, découverte du Ceviche et des menus « gratuits » pour Pierre-Yves et souper dans un bon restaurant qui s’avérera cher et pas vraiment meilleur que les menus de base. On essayera aussi un pisco à prix d’or, alcool local.

La grand-place de Lima est vraiment jolie ! Et elle accueillait même un tournois d’échec avec un gars qui jouait contre 30 autres !

Après cette petite journée d’introduction, petit trajet en bus de nuit pour rejoindre Huaraz ! Là-bas, on petit-déjeune local et on enchaîne encore les trajets pour arriver au début du trek de Santa Cruz !

Le trajet est vachement long mais la fin est vraiment super belle, on est entre les glaciers de 5000-6000m avec les lacs en altitude,… Tout ça dans un mini bus bien local !

Finalement, on arrive au début du trek, au milieu d’un petit village montagneux. Là, on décide de marcher une bonne heure, histoire de poser notre tente dans un endroit isolé, la nuit s’étant installée.

Le temps est plutôt mitigé et on a la chance de se réveiller sous la pluie !

Petit déjeuner assez affreux avec du porridge au mauvais chocolat et sans sucre ! Et on part vers les glaciers avec le temps qui s’améliore.

Les glaciers jouent à cache cache dans les nuages mais on arrive quand même finalement à les voir !

Enfin, on commence un peu à monter et à découvrir la vraie chaîne de montagnes vraiment impressionnante.

Pour nous donner un peu de courage et essayer d’aider Pierre-Yves à surmonter l’altitude, on va mâcher des feuilles de coca, remède ultime d’après tous les locaux ! Parce qu’il faut dire que le pauvre PY a un peu de mal, vu son acclimatation inexistante et ses sommeils pas au top !

On a une petite fenêtre météo sympa qui nous donne une belle vue mais elle sera vite remplacée par de la pluie se transformant en une réelle tempête de neige ! Bien entendu, à notre col à 4750m on ne verra rien !

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On imagine quand même la magnifique vue qu’on aurait eue sur les 6000m avec une petite lagune au bleu turquoise,… Nous, c’est la neige !

Pierre-Yves est au bout de sa vie mais il lutte ! Et heureusement, arrivés dans la vallée à notre lieu de camping, on a droit à une éclaircie qui permet de sécher notre tente trempée.

L’endroit est assez rêvé mais on ira se coucher très tôt :).

Le lendemain, c’est reparti ! Sur le chemin, on pourrait faire un détour vers une lagune vachement belle apparemment mais elle semble coincée dans les nuages et on préfère ne pas prendre le risque.

On va donc décider de marcher d’un bon pas, histoire de pas se faire rattraper par les nuages !

La descente est belle mais longue ! On va suivre un torrent tout le long. En gros, vu qu’on n’a pas fait la lagune, on enchaîne deux étapes en une !

Finalement, on va terminer le trek et enchaîner sur un mini bus avec vue sur le 6700m de la région avec le soir… Un bus de nuit direction Lima ! PY enchaîne les bonnes nuits !

Pour moi, ce trek est un des plus beaux que j’ai faits ; si le temps avait été plus clément, ça aurait clairement été mon top !

Pérou : Chachapoyas

Après cette petite pause aquatique, il est temps pour moi d’aller découvrir un peu la culture inca du Pérou.

Pour y arriver, c’est pas facile ! Les Incas aimaient bien se cacher ! Donc je prends un premier bus qui arrive dans une ville pourrie à 4h du matin, où je prends vite fait un hôtel. Je dors un peu puis, le lendemain, je fais un petit tour dans la ville, qui n’en vaut pas la peine.

Finalement, je prendrai un bus de nuit jusque Chachapoyas. Là bas, j’irai dans un petit hostel, qui ne coûtait vraiment rien.

Chachapoyas est un point de départ pour pas mal de sites dans le nord du Pérou. Par contre, tous ces sites sont au milieu de la montagne et donc, ça prend pas mal de temps pour arriver à chacun. Le plus important est le site de Kuelap. C’est un peu un petit Machu Pichu, perché aussi au sommet d’une montagne.

J’y vais avec un Allemand rencontré à mon hostel. La route est belle mais longue et on s’enfonce de plus en plus dans les nuages ! Arrivé là-bas, le temps n’est vraiment pas au top ! Il pleut, il y a du brouillard,… Ça s’éclaircira heureusement au fur et à mesure de la visite.

En gros, comme pour pas mal de sites incas, ils ne savent pas grand chose et supposent beaucoup :). Ils imaginent que c’était une civilisation très riche qui s’était réfugiée au sommet de cette montagne pour éviter le cannibalisme qui sévissait dans leurs villages de la jungle. Le plus impressionnant est qu’ils s’installent si haut et construisent leurs villes on ne sait pas trop comment.

On redescend et on reprend notre long bus.

Le lendemain, visite d’une cascade dans la région. Je suis toujours avec l’Allemand. On y rencontrera des Argentines, lesbiennes, engagées pour l’avortement,… Intéressant de parler avec elles, de comprendre un peu mieux leur pays. Beaucoup d’Argentins voyagent, ils sont souvent un peu gauchos sur les bords et souvent sympas.

Jolie balade et petite baignade (je suis le seul et l’eau n’est pas bien chaude !). Je passerai la soirée avec les Argentines, à entraîner mon espagnol.

Le lendemain, premier bus de 24h, direction Lima, pour rejoindre Pierre-Yves.