Gran Canaria J0

Jeudi 26 octobre

Voilà c’est le grand jour ! Finition de la valise, dernier petit déj myrtilles framboises, pesage des sacs : le petit 13 kg et le gros 20. Direction l’aéroport où ma valise fait pile poil 20. Adieu larmoyant avec Maman et me voilà à attendre l’embarquement, ce qui me permet de répondre à mes derniers messages d’adieu.

Arrivée à Gran Can, là je remplis mes bouteilles d’eau et je transfère déjà quelques trucs en plus dans mon petit sac, dont je compte me débarrasser, je n’ai pas envie de partir trop lourd… Dans la navette jusque Las Palmas, je me rends compte que le super site que m’avait donné Papa pour un locker de bagages n’était pas du tout celui de Gran Canaria mais celui d’une autre île. Arrivé à Las Palmas, je me renseigne et, en effet, aucun locker n’existe. Je me tourne alors vers Grey Goose (le bateau de ma traversée) et ils acceptent sans souci de le prendre. Petite étape chez eux où ils me proposent bien sûr de rester pour la nuit mais non, j’ai déjà assez attendu je veux que mon aventure commence aujourd’hui.

Je prends donc le dernier bus jusque Agaete au Nord-Ouest de l’île. J’arrive vers 21h là-bas en ayant vérifié qu’une auberge de jeunesse existait. Mais non, je ne veux pas de ça non plus. Je fais le plein pour mon réchaud dans une pompe, où la dame renverse la moitié de l’essence sur moi. Je me lave, remplis juste ma gourde et pars. Il y a une lune et la ville fait beaucoup de lumière. Je remplis mon camelbak en prévision dans un canal d’irrigation et m’en vais dans la montagne. Il fait noir, mais j’utilise peu ma frontale, il fait assez clair avec la lune et les lumières de la ville.

Dans la montée (où j’utilise un chemin auxiliaire très praticable), je repense à la phrase d’Adri : « J’espère que tu trouveras ce que tu cherches ». Bah au final, ici, je suis bien, mon sac est lourd mais pas trop, j’aperçois la mer et la montagne dans la nuit, et je cherche le meilleur endroit pour camper. Je trouve un bon spot juste le long du chemin, bien protégé et plat. Là, je fais mon campement de fortune avec juste mon tapis de sol et matelas, sac de couchage.

Il me faut à présent manger et utiliser mon réchaud pour la première fois. Donc mode d’emploi, configuration et mise en marche ! Place au souper, pas dingue mais nourrissant en faisant bouillir l’eau d’irrigation. Je m’endors, le ciel est plus visible, petite étoile filante, quelques moustiques mais un silence monacal, je m’endors et je dors bien !

Itinéraire du jour de Agaete jusqu’un peu plus loin dans la montagne (les chiffres entourés sont mes bivouacs).

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